dimanche 18 octobre 2026
LA UNE
Offrande à Yasukuni et débat sur la baisse de la taxe à la consommation
À l'occasion du festival d'automne du sanctuaire Yasukuni, commencé samedi 17 octobre, la Première ministre Sanae Takaichi a fait déposer une offrande rituelle appelée *masakaki* (un arbre sacré shinto). Elle a renoncé à se rendre en personne sur place, selon l'Asahi. En revanche, le ministre chargé de la Stratégie de croissance et le président du Conseil de recherche politique du Parti libéral-démocrate (PLD), Kobayashi, s'y sont rendus pour prier, rapporte la NHK. La Chine a immédiatement condamné l'offrande, indique Jiji. Ce sanctuaire tokyoïte cristallise des tensions géopolitiques récurrentes en Asie : il honore la mémoire de 2,5 millions de soldats morts pour la patrie, mais il inscrit aussi depuis 1978 quatorze criminels de guerre de classe A condamnés par le tribunal militaire allié après 1945. Pour Pékin et Séoul, toute visite officielle réhabilite le militarisme impérial japonais. Pour Sanae Takaichi, figure de proue de l'aile conservatrice du PLD, l'envoi d'une offrande végétale constitue le compromis rituel traditionnel : donner un signal fort à sa base nationaliste sans déclencher l'impasse diplomatique régionale qu'aurait provoquée une visite physique en tant que cheffe du gouvernement. Sur le front intérieur, l'examen du projet de loi réduisant la taxe sur la consommation doit débuter le 20 octobre à la Diète. L'opposition entend demander des comptes serrés sur le financement et l'architecture de cette mesure, selon Jiji. Cette taxe, actuellement à 10 % (8 % pour l'alimentation), constitue le socle du financement de la sécurité sociale et des retraites : son abaissement soulève une équation budgétaire redoutable dans un archipel au vieillissement accéléré. Dans un autre article, l'agence relève que des éléments requis pour une décision de limogeage ne sont pas parvenus à la Première ministre.