jeudi 29 octobre 2026
La une
Tokyo et Berlin s'allient sur la sécurité économique, Merz tend la main sur le futur chasseur
La Première ministre Takaichi et le chancelier Merz ont adopté une déclaration commune sur la sécurité économique, accompagnée d'une offre allemande sur le futur avion de combat japonais que Tokyo reçoit avec prudence. À la Diète, la réduction du nombre de députés franchit une étape décisive. La nuit a été secouée à Chiba.
La Première ministre Takaichi et le chancelier allemand Friedrich Merz ont adopté mercredi 28 octobre une déclaration commune sur la sécurité économique, avec une coopération élargie dans la défense et l'intelligence artificielle, rapporte Jiji. Les deux dirigeants ont aussi convenu de créer un « dialogue sur l'IA » et de coopérer sur les minerais critiques, avec la Chine en ligne de mire, précise le Mainichi. Pékin domine le raffinage des terres rares, dont dépendent l'automobile et l'électronique des deux pays. C'est tout le sens de la « sécurité économique », que Tokyo a érigée en politique d'État avec une loi dédiée en 2022. Le point délicat est ailleurs : selon l'Asahi, Friedrich Merz s'est dit prêt à « coopérer » au programme d'avion de combat de nouvelle génération. Ce programme, le GCAP, associe depuis 2022 le Japon au Royaume-Uni et à l'Italie, alors que l'Allemagne développe de son côté le SCAF avec la France et l'Espagne. Côté japonais, on se montre méfiant : une participation allemande rendrait inévitable une révision du projet, relève l'Asahi.
À suivre
Députés : le compromis à 31 sièges rallie Ishin et le Parti démocrate pour le peuple
Hier, nous évoquions la proposition du PLD. Mercredi, le Parti de l'innovation du Japon (Ishin) et le Parti démocrate pour le peuple ont accepté de travailler sur cette base : 31 sièges en moins à la proportionnelle à la Chambre basse, rapportent la NHK et le Mainichi. Le PLD veut maintenant rédiger avec eux un texte commun, et l'Asahi juge son adoption plus probable. La Chambre des représentants compte 465 sièges, dont 176 élus à la proportionnelle. La réduction du nombre de députés était l'une des conditions posées par Ishin pour soutenir le gouvernement Takaichi.
Vin empoisonné de Nabari : la cour de Nagoya fait analyser la colle de la bouteille
La haute cour de Nagoya va analyser la colle du papier qui scellait la bouteille de vin dans l'affaire de Nabari (Mie, dans le centre du pays), ont annoncé les avocats selon la NHK. D'après l'Asahi, il s'agit d'un examen « destructif », qui altère la pièce. Il y a 65 ans, cinq femmes étaient mortes après avoir bu ce vin lors d'une réunion de village. Masaru Okunishi avait été acquitté en première instance puis condamné à mort en appel. Il est mort en détention en 2015 en clamant son innocence, et sa famille a repris la demande de révision. Les nouveaux procès sont rarissimes au Japon. Iwao Hakamada, condamné à mort, a été acquitté en 2024 au terme de l'un d'eux.
En bref
- Un séisme d'intensité 5 faible a secoué le nord-est de la préfecture de Chiba dans la nuit de mercredi à jeudi, sans risque de tsunami. Sur l'échelle japonaise, qui compte dix degrés, ce niveau suffit à faire tomber des objets des étagères. L'Agence météorologique appelle à la vigilance pendant environ une semaine. (NHK · Mainichi)
- À la centrale nucléaire de Hamaoka (Shizuoka), exploitée par Chubu Electric, des données falsifiées auraient conduit à sous-estimer de 10 à 20 % les ondes sismiques de référence. Le Mainichi évoque une possible sanction. (Mainichi)
- Baseball : SoftBank menait 3-0 dans notre édition d'hier. L'équipe a bouclé les Japan Series mercredi à Fukuoka en battant DeNA 4 à 2, et décroche un deuxième titre de suite. (NHK · Jiji)
Faits divers
Ligne Hanwa : un train dépasse sa gare de 300 mètres, le conducteur évoque la somnolence
Sur la ligne Hanwa de la JR Ouest, qui relie Osaka à Wakayama, un train a dépassé de 300 mètres une gare où il devait s'arrêter. Le conducteur a dit avoir ressenti « une somnolence passagère », rapporte le Mainichi. Selon l'Asahi, il a freiné trop tard, et le dispositif automatique censé arrêter le train ne s'est pas déclenché non plus. Sur un réseau réputé pour sa ponctualité, c'est cette double défaillance, humaine et automatique, qui retient l'attention.
Le chiffre
Plus de 80 000 yens
C'est le prix moyen d'un smartphone (environ 455 euros). L'Asahi qualifie cette hausse de « hors norme » et l'attribue au boom de l'IA. (Asahi)