# DOSSIER PRO : Vin empoisonné de Nabari : la cour de Nagoya fait analyser la colle de la bouteille

## Résumé exécutif

[Établi] Le 13 octobre 2026, la haute cour de Nagoya a ordonné par décision judiciaire la réalisation d'une expertise chimique sur les scellés de l'affaire du vin empoisonné de Nabari (名張毒ぶどう酒事件), survenue le 28 mars 1961 dans la préfecture de Mie. Comme l'a révélé le 28 octobre 2026 à Nagoya le chef du collectif d'avocats de la défense, Me Osamu Kobayashi (小林修), lors d'une conférence de presse relayée par la [NHK](https://news.web.nhk/newsweb/na/nd-20261028de67422) et [Jiji Press](https://www.jiji.com/jc/article?k=2026102801061&g=soc), les opérations d'examen ont débuté le 21 octobre 2026. Cette mesure d'instruction s'inscrit dans le cadre de la 11e demande de révision (第11次再審請求), portée à titre posthume par Miyoko Oka (岡美代子, 96 ans), sœur cadette de Masaru Okunishi (奥西勝), qui avait été condamné à mort avant de décéder en détention en octobre 2015 à l'âge de 89 ans ([Livedoor / Tokai TV](https://news.livedoor.com/article/detail/32678551/)). L'expertise porte sur 8 pièces à conviction, incluant le papier de scellement (封かん紙) et les étiquettes des bouteilles, et a été confiée à deux experts désignés par la cour, l'un recommandé par la défense et l'autre par le parquet. D'après l'[Asahi Shimbun](http://www.asahi.com/articles/ASVBX3H70VBXOIPE018M.html?ref=rss), il s'agit de la toute première expertise « destructive » (破壊鑑定) autorisée dans ce dossier par découpe de fragments du papier de scellement.

[Analyse Actu Japon] Au-delà du geste médico-légal présenté dans les dépêches matinales, l'ordonnance de la haute cour de Nagoya constitue l'aboutissement direct de deux ruptures institutionnelles majeures que le traitement médiatique immédiat passe sous silence. En premier lieu, la juridiction d'appel tire les conséquences de l'opinion dissidente historique rédigée en janvier 2024 par le juge de la Cour suprême Katsuya Uga (宇賀克也) lors du rejet de la 10e demande de révision ([Asahi Shimbun](https://news.google.com/rss/articles/CBMiZkFVX3lxTE9IdlM1dlBkcXg0WFZYTndCQnZEdzJpR0Z4aDRqOXZqT0NwbXJQU2Zld0dYT0VTLUxWU2tLRmdNa0FPWFVPMGtfaS1NbnBnbUdaQkoxV0x0dWt3cFVoOVp1bTBJXzhQQQ?oc=5)), qui avait brisé pour la première fois l'unanimité des juges sur la question précise de la colle du scellé. En second lieu, cette décision intervient trois mois après la promulgation, en juillet 2026, de la première réforme de la loi japonaise sur la révision pénale (再審法改正) depuis 78 ans, votée par la Diète dans le sillage des acquittements définitifs d'Iwao Hakamada à l'automne 2024 et de Shōji Maekawa en 2025 ([Yahoo News / Cabinet Legislation Bureau](https://news.yahoo.co.jp/articles/6b56ff5aef66809358ec224615793e25e9b98032)).

[Analyse Actu Japon] Pour les praticiens du droit pénal et les observateurs des institutions japonaises, l'affaire de Nabari s'inscrit dans le contexte de la réforme promulguée en juillet 2026. Si l'ordonnance du 13 octobre 2026 illustre la pression nouvelle exercée sur les cours d'appel pour instruire les preuves matérielles, la réplique immédiate du parquet général de Nagoya (名古屋高検) le 28 octobre 2026 ([Livedoor / Tokai TV](https://news.livedoor.com/article/detail/32678551/)) s'analyse comme une ligne de contestation fondée sur l'altération temporelle des preuves après 65 ans, dans les marges de manœuvre préservées lors du compromis législatif de l'été 2026 ([Tokyo Shimbun](https://news.google.com/rss/articles/CBMiU0FVX3lxTE5nSm0tSnptY1I5TDhnaEVwazF5R3FYd3BfQm82RGZaSEEyUlFmbzFTd2JXSVVXY1h2cTZGaEt1WmJuYjM3TjhnUkxKWDE5LThRcHk0?oc=5)).

## Ce qui est établi

[Établi] Les faits à l'origine de la procédure remontent au 28 mars 1961 : lors d'une réunion de village à Nabari, dans la préfecture de Mie, cinq femmes sont mortes et douze autres ont été intoxiquées après avoir bu du vin blanc contenant un pesticide organophosphoré ([Jiji Press](https://www.jiji.com/jc/article?k=2026102801061&g=soc)). Le parcours judiciaire de Masaru Okunishi présente une singularité procédurale majeure dans les annales criminelles japonaises : acquitté en première instance par le tribunal de district de Tsu en 1964, il a été condamné à mort en appel par la haute cour de Nagoya en 1969, avant que la Cour suprême ne confirme définitivement cet arrêt en 1972 ([Jiji Press](https://www.jiji.com/jc/article?k=2026102801061&g=soc)). Après avoir passé plus de quatre décennies dans le couloir de la mort en clamant son innocence à travers des recours successifs, Masaru Okunishi est décédé à l'hôpital pénitentiaire en octobre 2015 à l'âge de 89 ans. Sa sœur cadette, Miyoko Oka, aujourd'hui âgée de 96 ans, a repris le flambeau procédural en déposant la 11e demande de révision ([Livedoor / Tokai TV](https://news.livedoor.com/article/detail/32678551/)).

[Établi] Sur le plan procédural et technique, la séquence d'octobre 2026 repose sur des paramètres précis exposés le 28 octobre 2026 par Me Osamu Kobayashi, chef du collectif de défense ([Jiji Press](https://www.jiji.com/jc/article?k=2026102801061&g=soc), [au Web Portal](https://news.google.com/rss/articles/CBMibkFVX3lxTE8yejZMRl91WnJ5NW9yVjVWS2oyblVuRm9ZT3JvVUhYR2FHOUVLdm5MZUxmamVOM21YRWlQbXdmTlc2MmdqQ1BZVVMxYi1XWHlKRFhtNkxSeXNpYWN0TWpvbHg4V1VuZmJPbXhCYm9R?oc=5)) :
1. **Calendrier d'exécution** : La haute cour de Nagoya a rendu son ordonnance d'expertise le 13 octobre 2026 et les opérations matérielles d'analyse ont débuté le 21 octobre 2026.
2. **Périmètre des scellés** : L'examen porte exactement sur 8 pièces à conviction conservées par la justice, comprenant le papier de scellement (封かん紙) qui coiffait le goulot de la bouteille de vin ainsi que les étiquettes des bouteilles.
3. **Collégialité contradictoire** : La cour a confié l'analyse à deux experts désignés officiellement, l'un sur recommandation des avocats de la défense et l'autre sur recommandation du parquet.
4. **Rupture méthodologique** : Selon la [NHK](https://news.web.nhk/newsweb/na/nd-20261028de67422) et l'[Asahi Shimbun](http://www.asahi.com/articles/ASVBX3H70VBXOIPE018M.html?ref=rss), toutes les expertises antérieures autorisées par les juridictions s'étaient strictement limitées à des examens par spectroscopie infrarouge non destructive, afin de ne pas altérer l'intégrité matérielle des pièces. L'ordonnance du 13 octobre 2026 autorise pour la première fois une expertise chimique « destructive » (破壊鑑定), consistant à prélever par découpe des fragments physiques du papier de scellement pour analyser en laboratoire la composition exacte de la colle (のり) qui y adhère.

[Établi] L'enjeu probatoire de cette découpe porte sur le cœur même de la déclaration de culpabilité de 1969 ([Livedoor / Tokai TV](https://news.livedoor.com/article/detail/32678551/)). Le jugement de condamnation affirmait que Masaru Okunishi avait ouvert la bouteille directement sur le lieu de la réunion villageoise pour y verser le pesticide organophosphoré, ce qui excluait tout recollage préalable du scellé en papier. À l'inverse, la défense soutient que si l'analyse chimique révèle, sur le papier de scellement, des composants de colle distincts de ceux utilisés en usine lors de l'embouteillage initial, cela établit matériellement qu'un tiers a ouvert la bouteille dans un autre lieu, y a introduit le poison, puis a recollé le papier de scellement avant d'apporter la bouteille sur le lieu de la réunion.

[Établi] En réaction à la conférence de presse de la défense du 28 octobre 2026, le parquet général de Nagoya (名古屋高検) a immédiatement publié une déclaration officielle fixant sa ligne d'opposition ([Livedoor / Tokai TV](https://news.livedoor.com/article/detail/32678551/)). Le ministère public affirme que « même si des composants de colle différents étaient détectés, plus de 65 ans se sont écoulés depuis les faits, ce qui ne permettrait pas d'en déduire que le papier de scellement a été recollé », tout en précisant qu'il fera valoir ses observations au cours de la procédure pour « assurer une constatation exacte des faits ».

## Ce que l'actualité ne dit pas

### Le basculement doctrinal à la Cour suprême : l'opinion dissidente du juge Katsuya Uga

[Établi] La décision rendue le 13 octobre 2026 par la haute cour de Nagoya ne surgit pas d'un revirement isolé des juges du fond : elle s'appuie directement sur une fracture ouverte au sommet de la hiérarchie judiciaire japonaise en janvier 2024. Lors du rejet de la 10e demande de révision par la Cour suprême, communiqué le 30 janvier 2024, l'un des cinq juges composant la chambre, Katsuya Uga (宇賀克也, ancien professeur de droit administratif à l'université de Tokyo), a rédigé une opinion dissidente historique ([Asahi Shimbun](https://news.google.com/rss/articles/CBMiZkFVX3lxTE9IdlM1dlBkcXg0WFZYTndCQnZEdzJpR0Z4aDRqOXZqT0NwbXJQU2Zld0dYT0VTLUxWU2tLRmdNa0FPWFVPMGtfaS1NbnBnbUdaQkoxV0x0dWt3cFVoOVp1bTBJXzhQQQ?oc=5), [Tokyo Shimbun](https://news.google.com/rss/articles/CBMiU0FVX3lxTE9qTHJ5TmRKMld4M1g2UWZXeWktV3pLT1hGeHFiOTFzODJhYjNZS08zMnY4RGFYMFo0Y2VpVVlWaU95bnZxRDlRdFNNcFJsRmN0Y3ZN?oc=5)). Il s'agissait de la toute première opinion dissidente jamais enregistrée dans l'histoire judiciaire de l'affaire de Nabari depuis 1961. Dans ce texte, le juge Uga estimait que les éléments relatifs aux analyses sur la colle du papier de scellement faisaient déjà naître un doute sérieux sur la culpabilité d'Okunishi, justifiant à ses yeux l'ouverture d'un nouveau procès ([Livedoor / Tokai TV](https://news.livedoor.com/article/detail/32678551/)).

[Analyse Actu Japon] En droit processuel japonais, où les chambres de la Cour suprême statuent très majoritairement à l'unanimité sur les recours en révision, un vote à 4 contre 1 accompagné d'une motivation dissidente détaillée d'un magistrat issu du corps universitaire agit comme un signal direct adressé aux juridictions inférieures. Tant que les dix premières demandes de révision se heurtaient à des rejets unanimes, la haute cour de Nagoya refusait d'autoriser une découpe destructive qui altérerait irréversiblement la pièce à conviction datant de 1961. L'opinion dissidente du juge Uga a levé ce verrou en démontrant que la question chimique de la colle constituait le point de bascule déterminant du dossier : refuser l'examen destructif revenait désormais, pour les juges d'appel de Nagoya, à maintenir artificiellement une incertitude technique que l'un des cinq juges suprêmes avait déjà jugée suffisante pour invalider le verdict de 1969.

### La réforme de juillet 2026 sur la révision pénale et ses failles structurelles

[Établi] Le second facteur déterminant qui éclaire l'ordonnance d'octobre 2026 réside dans la transformation du cadre législatif japonais intervenue à l'été 2026. Après l'acquittement définitif d'Iwao Hakamada (袴田巌) à l'automne 2024 et celui de Shōji Maekawa en 2025, la Diète japonaise a adopté en juillet 2026 la première réforme du régime de la révision pénale (再審法改正, amendement au Code de procédure pénale) depuis 78 ans ([Yahoo News / Cabinet Legislation Bureau](https://news.yahoo.co.jp/articles/6b56ff5aef66809358ec224615793e25e9b98032), [Asahi Shimbun](https://news.google.com/rss/articles/CBMiZ0FVX3lxTFBvZ0pqR21WclZHTkRmcktycFo0X1ZVMkZVV3FYaGNQUWZja2ZaN18wSWZ2MGRlWlQ3ZWFCZUdsazNzbnlIM1piNVg5OHBDVHZfQmhUUHM4V0JFQURyTWpqbW1iLWRFU0E?oc=5)). Cette loi promulguée en juillet 2026 repose sur trois dispositions institutionnelles :
1. L'encadrement légal de la divulgation des preuves détenues par le parquet (証拠開示) lors de l'instruction des demandes de révision.
2. La restriction des recours suspensifs du ministère public contre les décisions judiciaires ordonnant l'ouverture d'un nouveau procès (検察官抗告).
3. L'inscription d'une clause de réexamen parlementaire obligatoire tous les cinq ans après l'entrée en vigueur de la loi ([Asahi Shimbun](https://news.google.com/rss/articles/CBMiZ0FVX3lxTFBvZ0pqR21WclZHTkRmcktycFo0X1ZVMkZVV3FYaGNQUWZja2ZaN18wSWZ2MGRlWlQ3ZWFCZUdsazNzbnlIM1piNVg5OHBDVHZfQmhUUHM4V0JFQURyTWpqbW1iLWRFU0E?oc=5)).

[Établi] Toutefois, comme le rapporte le [Tokyo Shimbun](https://news.google.com/rss/articles/CBMiU0FVX3lxTE5nSm0tSnptY1I5TDhnaEVwazF5R3FYd3BfQm82RGZaSEEyUlFmbzFTd2JXSVVXY1h2cTZGaEt1WmJuYjM3TjhnUkxKWDE5LThRcHk0?oc=5) dans son analyse législative du 17 juillet 2026, l'Association japonaise des barreaux (JFBA / 日弁連) et les associations de victimes d'erreurs judiciaires ont vivement critiqué le texte final en raison des compromis imposés par le ministère de la Justice. Deux verrous revendiqués par la défense ont été écartés de la loi de juillet 2026 : d'une part, le parquet n'est toujours pas soumis à l'obligation légale de remettre à la défense la liste intégrale des pièces à conviction en sa possession ; d'autre part, le principe d'interdiction d'appel du parquet contre une décision d'ouverture de révision comporte des exceptions qui maintiennent une voie de recours pour le ministère public ([Tokyo Shimbun](https://news.google.com/rss/articles/CBMiU0FVX3lxTE5nSm0tSnptY1I5TDhnaEVwazF5R3FYd3BfQm82RGZaSEEyUlFmbzFTd2JXSVVXY1h2cTZGaEt1WmJuYjM3TjhnUkxKWDE5LThRcHk0?oc=5)).

[Analyse Actu Japon] C'est précisément à la lumière de ce compromis législatif de juillet 2026 qu'il faut décrypter l'architecture de l'expertise ordonnée à Nagoya et la réaction du parquet. D'un côté, la réforme de juillet 2026 soumet les juridictions d'appel à une pression institutionnelle inédite pour instruire activement les preuves scientifiques matérielles, et la clause de réexamen parlementaire tous les cinq ans inscrit ce contrôle dans la durée. D'un autre côté, l'architecture retenue par la haute cour de Nagoya, avec un expert recommandé par la défense et un expert recommandé par le parquet, peut se lire comme un moyen de consolider la légitimité procédurale de l'expertise destructive et de réduire l'espace d'un éventuel recours du parquet (検察官抗告) au titre des exceptions maintenues dans la loi de juillet 2026. La déclaration du parquet général de Nagoya du 28 octobre 2026, qui déplace le débat de la nature chimique de la colle vers sa dégradation sur 65 ans, s'analyse comme un argumentaire d'ininterprétabilité scientifique destiné à contester la valeur probante des résultats.

### Termes clés japonais

* **第11次再審請求** (*Dai-jūichiji saishin seikyū*) : Onzième demande de révision pénale déposée dans l'affaire du vin empoisonné de Nabari, portée à titre posthume par la sœur cadette de Masaru Okunishi, Miyoko Oka (96 ans) ([Jiji Press](https://www.jiji.com/jc/article?k=2026102801061&g=soc)).
* **封かん紙の破壊鑑定** (*Fūkanshi no hakai kantei*) : Expertise chimique destructive, réalisée par découpe de fragments matériels, du papier de scellement coiffant le goulot de la bouteille de vin afin d'analyser la composition de la colle ([Asahi Shimbun](http://www.asahi.com/articles/ASVBX3H70VBXOIPE018M.html?ref=rss)).
* **再審法改正** (*Saishinhō kaisei*) : Réforme du droit de la révision pénale adoptée par la Diète en juillet 2026 (première refonte depuis 78 ans), encadrant la divulgation des preuves (証拠開示) et restreignant les recours du parquet, assortie d'une clause de réexamen parlementaire tous les cinq ans ([Yahoo News / Cabinet Legislation Bureau](https://news.yahoo.co.jp/articles/6b56ff5aef66809358ec224615793e25e9b98032)).
* **検察官抗告** (*Kensatsukan kōkoku*) : Recours du ministère public contre une décision judiciaire d'ouverture d'un nouveau procès, mécanisme par lequel les parquets japonais ont historiquement prolongé pendant des décennies les procédures de révision et dont la réforme de juillet 2026 a restreint l'usage tout en conservant des exceptions ([Tokyo Shimbun](https://news.google.com/rss/articles/CBMiU0FVX3lxTE5nSm0tSnptY1I5TDhnaEVwazF5R3FYd3BfQm82RGZaSEEyUlFmbzFTd2JXSVVXY1h2cTZGaEt1WmJuYjM3TjhnUkxKWDE5LThRcHk0?oc=5)).

## À surveiller

* **Conclusions comparées des deux experts sur les 8 pièces scellées** : [Analyse Actu Japon] L'hypothèse centrale de la défense repose sur la capacité de l'examen destructif (débuté le 21 octobre 2026) à identifier des composants d'adhésif étrangers à la colle industrielle d'origine. Un rapport conjoint ou des conclusions convergentes de l'expert issu de la défense et de l'expert recommandé par le parquet attestant la présence d'une seconde colle confirmeraient matériellement la thèse du recollage de la bouteille avant la réunion du 28 mars 1961. À l'inverse, un rapport de l'expert du parquet concluant que l'oxydation ou la dégradation chimique sur 65 ans empêche toute distinction fiable entre un adhésif tiers et une altération naturelle confirmerait l'efficacité de la ligne d'opposition annoncée le 28 octobre 2026 par le parquet général de Nagoya ([Livedoor / Tokai TV](https://news.livedoor.com/article/detail/32678551/)).
* **Ordonnance de la haute cour de Nagoya sur la recevabilité de la 11e demande de révision** : [Analyse Actu Japon] À l'issue de la remise des rapports d'expertise chimique, la haute cour de Nagoya devra trancher sur l'ouverture d'un nouveau procès. Une décision d'ouverture de révision confirmerait que la juridiction d'appel a adopté le standard du doute sérieux formulé en janvier 2024 par l'opinion dissidente du juge Katsuya Uga à la Cour suprême ([Asahi Shimbun](https://news.google.com/rss/articles/CBMiZkFVX3lxTE9IdlM1dlBkcXg0WFZYTndCQnZEdzJpR0Z4aDRqOXZqT0NwbXJQU2Zld0dYT0VTLUxWU2tLRmdNa0FPWFVPMGtfaS1NbnBnbUdaQkoxV0x0dWt3cFVoOVp1bTBJXzhQQQ?oc=5)). Un rejet de la 11e demande malgré l'identification de composants chimiques distincts infirmerait cette hypothèse et démontrerait que l'objection temporelle des 65 ans soulevée par le parquet suffit encore à bloquer la révision.
* **Déclenchement ou abandon d'un recours du parquet (検察官抗告) au regard de la loi de juillet 2026** : [Analyse Actu Japon] Si la haute cour de Nagoya ordonne la réouverture du procès, l'attitude du parquet général de Nagoya constituera le test décisif de la réforme promulguée en juillet 2026. Le dépôt formel d'un recours suspensif par le ministère public confirmerait l'analyse critique de l'Association japonaise des barreaux (JFBA / 日弁連) et du [Tokyo Shimbun](https://news.google.com/rss/articles/CBMiU0FVX3lxTE5nSm0tSnptY1I5TDhnaEVwazF5R3FYd3BfQm82RGZaSEEyUlFmbzFTd2JXSVVXY1h2cTZGaEt1WmJuYjM3TjhnUkxKWDE5LThRcHk0?oc=5) quant à l'utilisation des dérogations maintenues dans le texte législatif. À l'opposé, un renoncement du parquet à former un recours contre une décision d'ouverture de révision confirmerait l'effectivité de la restriction votée par la Diète en juillet 2026 et ouvrirait la voie à un procès posthume pour Masaru Okunishi du vivant de sa sœur Miyoko Oka (96 ans).
