Hier dans la soirée, le gouvernement formé par le nouveau Premier Ministre Naoto Kan a été investi par l'Empereur Akihito, comme le veut le protocole en vigueur sur l'archipel.

La nouvelle formation écarte les alliés de Ichiro Ozawa, l'ancien secrétaire général du parti, qui voit ainsi son influence grandement affaiblie. Il paie ainsi les frais du scandale financier qui l'a touché.

Le nouveau gouvernement se compose de 17 ministres et secrétaires d'Etat. 11 d'entre eux gardent le portefeuille qu'ils occupaient au sein du gouvernement de Yukio Hatoyama. Les principaux ministres qui restent à leur poste sont Toshimi Kitazawa à la Défense, Katsuya Okada aux Affaires étrangères et Seiji Maehara aux Transports.

Le ministre de la Réforme de la Poste et des Services financiers, Shizuka Kamei, a égalément été confirmé dans ses fonctions. Shizuka Kamei dirige l'autre formation au sein de la coalition, le Nouveau parti du peuple. Tous les autres ministres appartiennent au parti de Naoto Kan, le PDJ.

En ce qui concerne les nouvelles nominations, Yoshihiko Noda, ancien vice-ministre des Finances, a été promu ministre des Finances. L'ancien vice-ministre de l'Agriculture Masahiko Yamada a été nommé ministre de l'Agriculture. Le chef du bureau politique Koichiro Gemba sera également en charge de la réforme du service public. Satoshi Arai assumera les fonctions de ministre de la Stratégie nationale.

Enfin, la sénatrice Renho a été désignée ministre en charge de la réforme administrative. Elle est la première ministre japonaise d'origine mixte : elle est moitié japonaise, moitié taïwanaise.

Avec plus de 60% d'opinions favorables pour cette nouvelle équipe, il semblerait que les Japonais aient décidé de donner une nouvelle chance au parti de la majorité.

Naoto Kan, un ancien diplomate de 63 ans issu d'un milieu relativement populaire, va sans doute continuer à mener la politique mise en oeuvre par son prédécesseur. Tout sera fait pour relancer efficacement l'économie du pays. (Chunichi Shimbun)